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Vendredi 1 décembre 2006 5 01 /12 /Déc /2006 14:56

    Mesdames et messieurs, votre attention, sortez plumes et encriers, voici votre premier cours de mapudungun, langue du peuple Mapuche.

    Attention toutefois, le madungun est une langue de tradition purement orale; malgré les quelques alphabets (oui parce qu'un c'est pas suffisant...querelles de linguistes) qui ont été créés pour satisfaire à nos normes européennes, notre "professeur" a un peu tendance à ne rien écrire et nous laisser transcrire comme on le sent ce que l'on croit entendre... Enfin, il est bon à savoir que la langue varie quelque peu selon les "régions". Ici, il s'agit du vocabulaire lafkenche, mapuches de la frange pacifique de l'Araucanie.



mari mari = bonjour (prononcer le r à l'anglaise)

peu cayal = au revoir
chumleymi = comment vas-tu?
inche rume kumei kulen = je vais très bien (prononcer le u entre u et e)
inche kimblan = je ne sais pas
kofke = pain
co = eau

    Dans la prochaine édition, vous apprendrez à compter jusqu'à 999.999, les parties du corps... et pour les plus motivés pipi, caca, prout et crotte d'oreille (véridique...on n'a même pas eu besoin de demander)...


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Mercredi 20 septembre 2006 3 20 /09 /Sep /2006 20:32

Vous avez appris en cours d’espagnol que oui se dit si, eh bien oubliez vos a priori car vous entendrez parfois un petit “ya” a l’allemande ici. Si vous voulez une part de gateau a la creme demandez un “Kuchen”. Vous travaillez et souhaitez faire garder votre enfant, emmenez-le au Kindergarten...Nombreux sont les mots de langue allemande integres dans le vocabulaire chilien. Et pour cause, des allemands sont arrives par milliers au cours du 19eme siecle pour occuper des espaces vierges du territoire chilien. Le gouvernememt chilien cherchait a l’epoque a occuper des espaces libres (principalement dans la region des lacs et au Sud du Chili) afin de les exploiter. Il offrit ainsi de nombreuses terres aux europeens qui le souhaitaient. Les allemands repondirent en masse arrivant par bateaux entiers, quelques francais, italiens, suisses... suivirent aussi. De nombreux chiliens ont donc un arriere grand-pere allemand ou italien. On observe frequemment des traces de culture allemande...jusqu’a la couleur des microbus en jaune, rouge, noir ou la forme des casques de l’armee chilienne.   

     

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Mercredi 20 septembre 2006 3 20 /09 /Sep /2006 19:50

Apres une longue nuit terminee a la volonte de la Claire qu’on pourrait facilement appeler le radio reveil (le reveil apparait evident si on la connait dans ses oeuvres d’animatrice de colo, la radio peut-etre un peu moins si on a pas eu la chance d’entendre sa claire voix stridente quand elle pousse la chansonnette...) on se rend sur la plaza de armas d’Osorno. Juste a temps pour le defile militaire. Ouf, encore un qu’on ne ratera pas. Devant nous passent les chasseurs alpins, les hommes grenouilles, des porteurs de bazookas (mention speciale a Alex pour son imagination debordante a la vue de ces armes de destruction massive…), mais aussi l’orchestre precede du sosie de Forest Gump dans sa campagne au Viet-Nam. Fait surprenant, le casque des soldats chiliens a la forme des casques de la Wehrmacht du IIIe Reich. Apres une bonne heure de defile, la foule envahit la place des armes ou la fete bat son plein...une brochette de forains proposent des jeux (Un grand bravo a Alex qui remporte un magnifique ballon Schrek..son reve), des empanadas et autres brochettes... et surtout des confetis...au kilo! Ni une, ni deux les plus joueurs de la bande, la Claire et Alex, font le plein de munitions et une bataille en regle s’engage. Tout le monde participe, la foule est rapidement recouverte de blanc...Alex a une tactique tres elaboree : d’abord reperer les personnes en train de rire puis leur administrer une bonne dose de confetis dans la bouche ouverte! C’est un peu sadique mais ca marche a tous les coups. Seulement voila, quand on est un grand lanceur de confetis, on est vite repere, et on devient une cible ideale pour les centaines de petits lanceurs en quete de defi. Voila comment on transforma Alex en enorme paquet de confetis...slip et chaussettes compris! Apres tout ce sport on se restaure autour d’un plat d’empanadas frites et al horno (dans une simple pate brisee) hum!! Que rico! Apres le repas, on retrouve Marie, une amie de Temuco qui enseigne le francais dans la region. Un petite promenade vers les exterieurs d’Osorno nous mene sur un petit cerro d’ou on a une vue magnifique sur les faubourgs de la ville. La haut, on surprend des enfants qui s’adonnent aux joies du cerf-volant. On retrouve ensuite Diana qui passera la soiree avec nous. Au grand complet, c’est a dire avec notre equipe de 6 si vous suivez toujours, on se met en route vers la fonda ou on a  l’intention de passer la soiree (a l’occasion de la fiesta patria, des comites de quartier, des clubs installent tables et chaises, une piste de danse...dans des grandes salles ou a l’exterieur...ces espaces de fete sont les fondas). On se retrouve dans une ecole de cueca chileno-allemande (la cueca est la danse traditionnelle du chili, toutes les generations la dansent; les daseurs sont munis d’un panuelo, petit mouchoir blanc qu’il tiennent dans une main, ils le font virevolter au dessus d’eux; les deplacements de la cueca sont censes representer la cour que ferait un coq a ses gallinettes!). La nous attendent des demonstrations de cueca mais aussi de salsa a la francesa avec nos deux danseurs: Alex et la Julia...Une belle soiree qu’on finit autour d’un bon chocolat chaud , Dodo.

     

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Mercredi 20 septembre 2006 3 20 /09 /Sep /2006 18:43

Samedi 16 septembre, 7h30… didadoungdandong… “son las siete y media, es la hora de levantarse” (réveil à voix sexy d’Alex)… mouarf… encore un peu… non? Bon tant pis, faut se lever alors… C’est qu’aujourd’hui c’est quand même pas rien, on part avec Claire et Julia dans la région des lacs pour passer le week-end du « dieciocho », jour de la fête nationale. Rendez-vous au Rodoviario (terminal de bus) et fuuiiiiiit, c’est parti pour quatre heures de bus plein sud, direction Osorno. Osorno est une jolie ville moyenne dans laquelle nous reviendrons passer le 18… en attendant, nous filons vers Agua Caliente, station thermale logée au cœur du Parc National Puyehue. Euh…en réalité, nous ne filons pas si vite que ça… étape gastronomique oblige !!! nous découvrons notamment le « curantos », gargantuesque assiette de crustacés, longanizas (sorte de grosse saucisse locale), côte de porc et autres réjouissances abondantes (ou réjouissantes abondances, au choix)!!! Nous nous hâtons donc avec lenteur à Agua Caliente où nous optons pour une petite promenade menant à un joli point de vue en attendant l’épreuve sportive du lendemain (à suivre…). Sur le chemin, les espèces d’arbres redoublent d’efforts pour paraître plus grosses, hautes et farfelues les unes que les autres. Après une heure de grimpette, le panorama est au rendez-vous ; la vue sur le parc vallonné, le lac Puyehue et la Cordillère est de toute beauté. Autant dire qu’on disfrute (à vos dicos d’espagnol !!!) un max ! Sur ce, nous nous acheminons vers Entre Lagos, village où nous passerons la nuit dans une charmante petite cabane louée pour nous quatre, et où nous dormirons à poings fermés après un repas… expérimental. Mention spéciale à Claire qui a revu ses blagues vicieuses de colonies de vacances sur le lit d’Alex… no comment !

Réveil en fanfare le dimanche (merci encore à Claire), et en route pour le parc. Aujourd’hui, c’est sportif : randonnée de 22km (très exactement, avec deux chiffres significatifs) à travers le parc en direction du lac Bertin. Pour cela, Julia et Claire sont très justement chaussées de petits baskets mignonnets tout délicats de ville, Alex d’une sorte d’éponge sur semelle épaisse, seul Ludwig est muni de chaussures appropriées de marche… détail qui a son importance !!! Le sentier va très rapidement en effet se révéler être un parcours du combattant : boue à foison, petits ruisseaux de fonte de neige, bataillons de quilas (sorte de bambous locaux), arbres effondrés sur le chemin, et enfin… la neige (oui parce qu’en fait il y avait un petit dénivelé l’air de rien). Après trois heures d’efforts, de rires, de craquages en tous genres mais surtout de communion avec la nature (ouaaahhhhhh…), nous arrivons sur le lac Bertin. Au cœur d’une végétation luxuriante, seule une petite fenêtre d’ouvre sur l’étendue d’eau dans laquelle se reflète la Cordillère. Le lieu est d’un calme inouï… enfin…le calme c’est quand on se tait bien sûr… autrement dit c’est pas très calme… Après la pause repas, nous décidons vaillamment d’entamer le chemin de retour, rythmé par les poétiques splotch splotch de nos chaussures « quelque peu humides ». C’est à ce moment là que nous rencontrons Diana, courageuse allemande de 25 ans achevant seule (respect…) son parcours du combattant. C’est donc en sa charmante compagnie (mention spéciale à la maîtrise de la langue allemande par Ludwig) que nous regagnerons le point de départ... Là, imposantes pâtisseries et chocolats chauds sont au rendez-vous pour achever cette intense journée. Retapés par la collation, nous prenons le bus pour Osorno, où nous allons dormir le jour de la « fiesta patria »… mais rendez-vous est pris avec Diana qui nous rejoindra le lendemain en fin d’après-midi pour partager avec nous ce moment phare du calendrier chilien.  En attendant, le dimanche s’achève en merveille. L’auberge, d’abord, se révèle être une demeure plus que centenaire, tenue par un gentil papi tout attentionné. Le repas du soir, enfin, couronne à merveille cette belle journée : le pisco sour est délicieux (astuce à venir…) et le plat de viande colossal (5 tranches de bœuf, 4 longanizas, 2 cuisses de poulet, 2 boudins et des bouts d’intestins que seul Alex s’est risqué à goûter… à son grand désespoir). Bref, c’est en roulant que nous quatre bienheureux regagnerons notre hospedaje !!!

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Mercredi 20 septembre 2006 3 20 /09 /Sep /2006 16:32

Apres un travail de colonisation acharnée, le Chili est prêt a accueillir la vingtaine de milliers de citoyens espagnols qui arrivent au cours du 18eme siècle. En 1740, le Chili, alors autorisé à commercer directement avec les autres colonies du Nouveau Monde et l’Espagne, prend ses distances avec la vice-royauté du Pérou alors siège de l’Empire espagnol des Amériques. Pendant ce temps en Europe, les querelles occupent les Etats colonisateurs. En 1808, Napoléon envahit l’Espagne et détrône le roi Ferdinand VII. 2 ans plus tard, le 18 septembre 1810 exactement, au cours d’un conseil d’Etat ouvert aux citoyens, les notables chiliens poussent le gouverneur espagnol à la démission et installent au pouvoir une junte fidèle au roi Ferdinand. Cette date est fêtée comme celle de l’Indépendance.

En vérité, la véritable Indépendance sera acquise 8 ans plus tard. Au cours de ces huit années, l’Espagne s’évertua à réprimer toute tentative de constitution d’un Etat chilien (le coup d’Etat de 1812 et le gouvernement Carrera qui suivit furent aussitôt réprimés par une invasion de l'armee espagnole). Mais la rébellion chilienne s’organise et reçoit le soutien de l’Argentine (et de son fameux général San Martin) de sorte que les troupes indépendantistes chiliennes menées par le général Bernardo O’Higgins s’imposent face aux Espagnols dès 1817. Le 12 février 1818, le général O’Higgins proclame l’indépendance du Chili. 

 Aujourd’hui, nombreuses sont les rues, avenues, places...à porter les noms O’Higgins, San Martin ou Carrera.

 

 

 

 

 

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