Mercredi 20 septembre 2006
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18:43
Samedi 16 septembre, 7h30… didadoungdandong… “son las siete y media, es la hora de levantarse” (réveil à voix sexy d’Alex)… mouarf… encore un peu… non? Bon tant pis, faut se lever alors… C’est qu’aujourd’hui c’est quand même pas rien, on part avec Claire et Julia dans la région des lacs pour passer le week-end du « dieciocho », jour de la fête nationale. Rendez-vous au Rodoviario (terminal de bus) et fuuiiiiiit, c’est parti pour quatre heures de bus plein sud, direction Osorno. Osorno est une jolie ville moyenne dans laquelle nous reviendrons passer le 18… en attendant, nous filons vers Agua Caliente, station thermale logée au cœur du Parc National Puyehue. Euh…en réalité, nous ne filons pas si vite que ça… étape gastronomique oblige !!! nous découvrons notamment le « curantos », gargantuesque assiette de crustacés, longanizas (sorte de grosse saucisse locale), côte de porc et autres réjouissances abondantes (ou réjouissantes abondances, au choix)!!! Nous nous hâtons donc avec lenteur à Agua Caliente où nous optons pour une petite promenade menant à un joli point de vue en attendant l’épreuve sportive du lendemain (à suivre…). Sur le chemin, les espèces d’arbres redoublent d’efforts pour paraître plus grosses, hautes et farfelues les unes que les autres. Après une heure de grimpette, le panorama est au rendez-vous ; la vue sur le parc vallonné, le lac Puyehue et la Cordillère est de toute beauté. Autant dire qu’on disfrute (à vos dicos d’espagnol !!!) un max ! Sur ce, nous nous acheminons vers Entre Lagos, village où nous passerons la nuit dans une charmante petite cabane louée pour nous quatre, et où nous dormirons à poings fermés après un repas… expérimental. Mention spéciale à Claire qui a revu ses blagues vicieuses de colonies de vacances sur le lit d’Alex… no comment !
Réveil en fanfare le dimanche (merci encore à Claire), et en route pour le parc. Aujourd’hui, c’est sportif : randonnée de 22km (très exactement, avec deux chiffres significatifs) à travers le parc en direction du lac Bertin. Pour cela, Julia et Claire sont très justement chaussées de petits baskets mignonnets tout délicats de ville, Alex d’une sorte d’éponge sur semelle épaisse, seul Ludwig est muni de chaussures appropriées de marche… détail qui a son importance !!! Le sentier va très rapidement en effet se révéler être un parcours du combattant : boue à foison, petits ruisseaux de fonte de neige, bataillons de quilas (sorte de bambous locaux), arbres effondrés sur le chemin, et enfin… la neige (oui parce qu’en fait il y avait un petit dénivelé l’air de rien). Après trois heures d’efforts, de rires, de craquages en tous genres mais surtout de communion avec la nature (ouaaahhhhhh…), nous arrivons sur le lac Bertin. Au cœur d’une végétation luxuriante, seule une petite fenêtre d’ouvre sur l’étendue d’eau dans laquelle se reflète la Cordillère. Le lieu est d’un calme inouï… enfin…le calme c’est quand on se tait bien sûr… autrement dit c’est pas très calme… Après la pause repas, nous décidons vaillamment d’entamer le chemin de retour, rythmé par les poétiques splotch splotch de nos chaussures « quelque peu humides ». C’est à ce moment là que nous rencontrons Diana, courageuse allemande de 25 ans achevant seule (respect…) son parcours du combattant. C’est donc en sa charmante compagnie (mention spéciale à la maîtrise de la langue allemande par Ludwig) que nous regagnerons le point de départ... Là, imposantes pâtisseries et chocolats chauds sont au rendez-vous pour achever cette intense journée. Retapés par la collation, nous prenons le bus pour Osorno, où nous allons dormir le jour de la « fiesta patria »… mais rendez-vous est pris avec Diana qui nous rejoindra le lendemain en fin d’après-midi pour partager avec nous ce moment phare du calendrier chilien. En attendant, le dimanche s’achève en merveille. L’auberge, d’abord, se révèle être une demeure plus que centenaire, tenue par un gentil papi tout attentionné. Le repas du soir, enfin, couronne à merveille cette belle journée : le pisco sour est délicieux (astuce à venir…) et le plat de viande colossal (5 tranches de bœuf, 4 longanizas, 2 cuisses de poulet, 2 boudins et des bouts d’intestins que seul Alex s’est risqué à goûter… à son grand désespoir). Bref, c’est en roulant que nous quatre bienheureux regagnerons notre hospedaje !!!