Catégories

Mercredi 20 septembre 2006

Un 11 septembre au Chili est une journée a risque parce qu’elle ravive les douleurs du passé. Le 11 septembre 1973, le général Augusto Pinochet prenait les rennes du gouvernement chilien par la force. Le monde entier assistait au suicide du président Salvador Allende, retranché dans le palais de la Moneda et résistant seul aux chars de l’armée chilienne. Les 16 ans qui suivirent ne furent que des années d’oppression pour les opposants au régime. Les partisans ou pour le moins ceux qui avaient vivement souhaité le départ d’Allende (rappelons que le Chili connaissait en 1973 une grave crise inflationniste qu’on attribua à la politique socialiste et collectiviste d’Allende) connurent une période de renouveau économique.

Aujourd’hui les chiliens s’accordent pour condamner les tortures et exécutions. Cependant si certains préfèrent garder le silence et méditer sur les erreurs passées, d’autres expriment leur dégoût pour ces événements avec force. Le 11 septembre tient son lot de manifestations étudiantes, d’incitation véhémente à la réflexion des foules. Les débordements violents au cours des manifestations viennent rappeler à quel point la question Pinochet est loin d’être réglée dans l’esprit collectif.

 

 

 

 

Par Gringos - Publié dans : culture
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Images aléatoires

  • dsc01195.jpg
  • pict0168001.jpg
  • pict0172001.jpg
  • pict0163001.jpg
  • pict0139.jpg
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus